5 signes que le Cheerleading est en pleine crise d’adolescence.

Êtes-vous dans le cheerleading depuis longtemps ou vous venez seulement de vous y joindre?  C’est votre vie ou simplement un hobby amusant?  Dans tous les cas, vous avez peut-être remarqué que depuis les 6 derniers mois les changements dans le cheerleading vont à la vitesse grand « V ».

Le cheerleading est rendu un ado: il est en pleine crise d’adolescence.  Comment ça?

  • Ça grandit beaucoup trop vite,
  • on ne sait plus où donner de la tête,
  • ça va dans tous les sens,
  • un jour c’est une chose, l’autre journée une autre chose,
  • on a l’impression qu’il fait ce qu’il veut,
  • ça peut même être un peu épeurant.

La structure organisationnelle (en théorie)

Depuis que ICU a reçu la reconnaissance de Sport Accord en 2013, plusieurs entités essaient de se structurer, non pas sans peine :

  • ICU – International Cheer Union (116 pays membres)
  • IFC – International Federation of Cheerleading (55 pays membres, selon le site internet)
  • USASF: United States All Star Federation
  • IASF: International All-Star Federation
  • Cheer Canada: Fédération nationale du Canada pour le Cheerleading
  • Nos fédérations provinciales comme la FCQ, OCF, etc.
  • Et encore plus.
Cheer Structure Elargie
Structure organisationnelle actuelle canadienne (avec USA all-star) et instance internationale.

La problématique est que malgré les bonnes intentions de tous les intervenants de ces institutions et des grandes compagnies américaines, tout ce beau monde là ne s’entend pas sur UN plan d’attaque à long terme.  En fait, on ne sait pas trop vers quoi on s’enligne.  Qui lead vraiment?  ICU? USASF? IASF?

boomSigne #1: Les catégories explosent

Les catégories sont le meilleur exemple pour le moment.  IASF a diffusé des catégories pour l’international.  Par international, on croit que ça devrait toucher le monde entier.  Par contre, USASF a décidé de garder ses propres catégories, à l’image de ce qui se faisait les années précédentes.

Catégories Senior
À noter, que j’ai comparé les catégories Senior de Cheer Canada 17-18 VS 18-19, car IASF a ajouté encore plus de catégories Senior en divisant entre SM et LR

Selon l’organigramme précédent, USASF devrait suivre ce que ICU décide, mais comme les États-Unis sont une puissance en matière de cheerleading, ils ont décidé de ne pas suivre ICU et de continuer avec leurs propres catégories.

Au Canada, nous sommes pris entre les 2, cette année on aura le double, si ce n’est pas le triple du nombre de catégories qu’on avait l’an dernier.  On passe donc de 24 catégories seniors à 34 catégories seniors.  34 catégories pour « un » groupe d’âge. Ne vous étonnez pas si vous vous retrouvez à compétitionner contre beaucoup moins d’équipes cette année.  Les catégories ont explosées.

 

Signe #2: Les règlements  All-Stars doivent être statués

Même si les règlements techniques All-stars, bien que complexes, soient de moins en moins en changement (dieu merci!).  La grande majorité des pays s’entendent pour suivre les règlements de USASF (repris par IASF).  ICU, eux, ont leur propre « set » de

AACCA
Les règlements sexistes par la AACCA ont créés une controverse le mois dernier

règlements.  On s’en rend compte, lorsqu’on va encourager Team Canada au ICU Worlds, la semaine avant les USASF/IASF Worlds.

Pourtant, logiquement on se dit que USASF devrait suivre ICU, comme ICU est l’entité mondiale reconnue.  Mais ce n’est pas le cas.

Les règlements scolaires sont également un sujet très chaud par les temps qui court.  Pendant que le Canada essaie d’uniformiser les catégories et les règlements dans notre très large pays (et nous sommes plutôt bien parti), les USA eux, ont été plongé dans un scandale par la AACCA, en sortant des règlements complètement sexistes.  Les règlements AACCA ont depuis été retiré pour révision.  La version revue n’a pas été mise en ligne encore.

Signe #3: Les feuilles de juges doivent être adaptées

Qui se souvient d’avoir à changer leurs routines à chacune des compétitions auxquelles ils participaient? MOI!  On peut dire qu’au Canada, on a fait un bon bout de chemin à ce sujet.  Les producteurs d’événements sont plutôt alignés pour suivre Varsity d’un océan à l’autre.  C’est lorsqu’on sort du pays que ça devient un peu plus complexe.

Par contre, malheureusement, on ne peut pas en dire autant au niveau mondial.  Autant au scolaire qu’au All-Stars.

On compétitionne toute l’année sur un certain type de feuille de juge.  Et lorsque les équipes mondiales arrivent aux USASF Worlds, ces équipes compétitionnent sur des feuilles complètement différentes.  Ce n’est pas un fait nouveau, ça a toujours été comme ça, mais avant, ça n’affectait que les équipes mondiales, maintenant avec de plus en plus d’équipe au Summit et au Mexique, ça touche un plus grand nombre d’équipes.

On parle beaucoup des olympiques, et pour cause, par les temps qui court.  Par contre, avant de pouvoir penser être un sport olympique, il va falloir s’entendre sur une seule feuille de pointage universelle.  Ou du moins, avoir une constance dans la manière d’évaluer les routines.  Et c’est probablement le plus grand défi du cheerleading.

TeamsizeSigne #4: La grandeur des équipes doit être décidée

Alors que nous sommes habitué à des équipes entre 5 et 30 athlètes (ou 38 pour le senior), on nous impose maintenant un minimum d’athlètes de 16 dans les catégories internationales (IASF).

Pourtant, on nous casse les oreilles pour nous dire qu’il faudra diminuer le nombre d’athlètes par équipe pour se rendre aux olympiques.

Et aux USASF Worlds, on ouvre une nouvelle catégorie Extra Small (XS) dans le Senior pour les équipes de 14 athlètes et moins.

On va devoir décider ce qui est réellement bon pour le sport: plus d’athlète par équipe ou moins d’athlète par équipe?

Signe #5: On doit décider: Avec ou sans spring floor?

Alors qu’au Canada et aux États-Unis, la norme est de compétitionner sur un spring floor.  À ICU, les équipes compétitionnent sur un sol dur.

On stipule que les springs floor sont plus sécuritaires.  Personnellement, j’abonde dans ce sens.  Par contre, ICU affirme que compétitionner sur un sol dur donne la chance à plus de pays d’être égaux, et je comprends tout à fait leur point. Il n’y a pas si longtemps il n’y en avait pas au Canada non plus.  Mais un jour, il va falloir s’entendre sur une norme mondiale et ce, peu importe le choix qui sera fait.

On sait également, que si nous visons vers une structure internationale, on doit se différencier de plus en plus de la gymnastique.  Les points de tumbling tendent à diminuer et le spring floor tend à disparaître.

TeamCanadaICU

Bref, tout le monde veut faire grandir le cheerleading à sa manière et évidemment, nous sommes beaucoup plus loin qu’il y a 20 ans.  Mais avec l’explosion mondiale du cheerleading, les enjeux sont également devenus plus gros.  On doit continuer d’avancer et de faire les choses pour le sport.

Ce sera certainement une saison de compétition intéressante!  On se voit bientôt dans les compétitions.

 

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