La saison dernière, notre équipe SpiriX Xplosion a eu la chance de compétitionner à la prestigieuse compétition The Summit.  Non pas dans une division, mais bien dans deux!  Encore aujourd’hui, certaines personnes me demandent comment c’est possible.  Je dois vous avouer que même mes propres athlètes l’an passé n’étaient pas sures de comment et pourquoi on avait réussi à gagner un deuxième bid.

Voici l’explication des divisions pour THE SUMMIT.

TheSummit

Première chose THE SUMMIT : c’est une compagnie

Il faut savoir que THE SUMMIT appartient à la compagnie VARSITY.  Ce n’est pas la même situation que les Worlds qui sont gérés par USASF et IASF et dont les bids proviennent de différents producteurs d’événements dans le monde.

Le seul et unique moyen d’avoir des bids pour The Summit, c’est d’aller compétitionner dans des compétitions Varsity au Canada ou aux États-Unis (ou ailleurs si ça vous dit).

Pour le moment, le Canada et les États-Unis peuvent aller chercher leurs bids dans le pays de leur choix.  Ce qui est contraire aux Worlds, où on doit obtenir notre bid dans notre pays.

Les divisions

Il existe 3 divisions pour THE SUMMIT

  • D1,
  • D2 et
  • INTERNATIONAL

Commençons par le plus facile à expliquer : D2

D2 siginifie DIVISON 2 et non « DAY 2 / JOUR 2 ».  D2 est une division réservée pour les SMALL gyms seulement (125 athlètes compétitifs et moins) et les BIDS pour D2 se donnent seulement aux États-Unis.  À ma connaissance, il n’y avait que des équipes américaines au SUMMIT D2 l’an dernier.

THE SUMMIT D2, se tient la fin de semaine suivant THE SUMMIT INTERNATIONAL et THE SUMMIT D1 (qu’on appelle THE SUMMIT « régulier »).  Donc la 2e fin de semaine de mai.

THE SUMMIT D1

Les bids de la division THE SUMMIT D1 sont les plus difficiles à aller chercher.  Il y a 2 types de bids:  les paids bids et les at large bid, un peu comme pour les mondiaux, mais le paid bid est un montant fixe par athlète.

Tout le monde peut se retrouver dans cette catégorie.  On y retrouve notamment les bigSummitBigGyms gyms très connus tel que Top Gun, Stingrays, CA, Cheer Extreme, etc.  D1 est ouvert à tous (Small gyms, big gyms, americains, international, etc.)

Il s’agit simplement d’aller mettre la main sur un bid.  On peut parler de 3 ou 4 bids pour 150 équipes.  Il y a également des paids bids et des at large bid.

Pour espérer un bid dans cette catégorie, tu dois gagner ta catégorie, être grand champion de ton niveau et te retrouver dans les tops scores de toute la compétition, tous niveaux confondus.  Yeah just like that…

Les équipes qui compétitionnent à D1, compétitionnent le vendredi, le samedi et le dimanche de la première fin de semaine de mai.

THE SUMMIT INTERNATIONAL

La divison internationale est une nouvelle division depuis l’année dernière (2017-2018).  Tout le monde a accès à cette division, un peu comme D1.

La différence se trouve dans les catégories.  L’an dernier, comme les catégories de IASF n’étaient pas officielles, nous pouvions compétitionner dans 2 divisions avec la même équipe car les catégories IASF et USASF étaient les mêmes, ce qui ne sera pas le cas cette année.  Les équipes devront choisir entre les catégories « régulières » de USASF et les catégories « internationales » de IASF.

Par exemple :

  • Un Junior (D1 ou D2) USASF a des athlètes entre 5 et 14 ans
  • Un Junior (International) IASF a des athlètes entre 10 et 16 ans

Donc une équipe qui voudrait compétitionner en D1 et en International devrait former une équipe avec des athlètes entre 10 et 14 ans.

SpiriXSummitPour pouvoir compétitionner en D1 et en International, l’équipe doit gagner 2 bids.  Soit un dans le D1 et un dans l’International.  Si les 2 divisions sont ouvertes dans une compétition, ça veut dire que l’équipe devra performer 2 fois.  Une performance pour D1 et une performance pour International.  Et s’il s’agit d’une compétition sur 2 jours, alors ce sera 4 routines que l’équipe devra performer.

-Oui, l’année dernière Xplosion a performé 4 routines en 2 jours.  Et nous avons décrocher notre Bid D1 (nous avions déjà gagné notre bid International à une compétition antérieure).

The Summit International se tient le jeudi et vendredi avant le D1.

Un aperçu

Si vous voulez un aperçu du voyage de SpiriX Xplosion lors de leur voyage dans la catégorie Internationale, suivez l’émission sur notre chaîne YouTube.

 

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Au sujet des MÉDAILLES

Publié: mai 17, 2018 dans Cheerleading

Ha! Les médailles!  Je suis productrice d’événements de cheerleading depuis maintenant presque 12 ans et cette année a été l’année où l’on m’a harcelé le plus pour des médailles.  Autant venant des parents, des athlètes que des entraîneurs.

Medailles123Et à notre dernière compétition, nous avons créé une superbe médaille comme prix de participation et certains ont encore trouvé le moyen de chialer!  Maintenant, ils veulent des médailles de placement.

Je vais vous expliquer POURQUOI vous n’aurez pas de médaille de placement dans nos compétitions (ce qui veut dire or, argent, bronze).

La game c’est le prix

Nous nous efforçons de garder les prix les plus bas possibles pour l’inscription à nos compétitions.  Si on veut une médaille de placement à prix moindre, on doit la faire faire à l’extérieur du pays.  Devinez quoi: la date de livraison des médailles provenant de l’extérieur est due AVANT la fin des inscriptions des compétitions.j  Le meilleur moyen de manquer de médailles si on reçoit des inscriptions tardives.

Alors, comme on a pas le choix de faire faire les médailles ici, êtes-vous vraiment prêt à payer 10 à 15$ de plus par athlète pour seulement avoir une médaille de plus?  Et vous faîtes combien de compétitions par année?  4-5?  Voulez-vous que votre club augmente ses frais de 75$ et plus par athlète?  Imaginer un club à 100 athlètes, ça représente 7500$ de plus de frais de compétition.

Financial success concept

Vous voulez vraiment que toutes vos compétitions coûtent 70$ par athlète?  Si vous répondez oui, vous vous mentez à vous même!  Si vous avez la latitude de vous le permettre, tant mieux, mais ce n’est pas la majorité.  Les gyms owners essaient de garder les prix les plus bas afin de permettre à un plus grand nombre d’athlète de faire du cheer.

Nous organisons déjà des compétitions telle que CheerCup à 35$ par athlète, imaginez monter la compétition à 50$.  Tout un bond pour seulement avoir des médailles de placement…

La grandeur des équipes

L’autre problématique majeure est la taille des équipes.  Imaginons que dans la catégorie Scolaire OPEN niveau 2, j’ai 18 équipes inscrites, la plus grande ayant 30 athlètes et la plus petite, 12 athlètes.  La compétition doit commander minimum au 30 médailles d’or, 30 médailles d’argent et 30 médailles de bronze.  Alors on ne parle plus de 1 médaille par athlète, on parle de dizaines voir même de centaines de médailles en surplus.

 

Faites les calculs mathématiques et pensez-y.

SeniorElitepyramid

36 athlètes

Si vous pensez que le but c’est faire de l’argent, là n’est pas la question, il s’agit de faire des choix intelligents!

Alors si vous vous demandez pourquoi les nationaux ont manqués de médailles à la fin de la dernière journée, c’est qu’ils avaient probablement mal fait leur calcul.  À la grosseur de l’événement, c’est presque compréhensif!

Des médailles de participation

MedaillesKick's

Alors chez Kick’s pour l’année 2018-2019, certaines compétitions auront de TRÈS BELLES médailles de participation.  Vous pourrez les collectionner de compétition en compétition.

Et n’oubliez pas, à la fin de l’année, le placement que vous avez eu durant chaque compétition est loin d’être l’important.  Votre progression, vos anecdotes, vos coéquipiers et coéquipières, vos amitiés fortes, vos souvenirs et vos expériences: ÇA C’EST IMPORTANT!

Bon été à tous!  On se voit en 2018-2019

Si vous voulez les informations sur les compétitions de Kick’s pour 2018-2019, consultez notre site internet: www.kicksathleticks.com ou notre page facebook www.facebook.com/kicksathleticks

Également, abonnez-vous à mon blog, si mes articles vous intéressent!  Vous aurez une notification lorsqu’un nouvel article est publié 🙂

C’est la fin de la saison!  On achève!  Certains ont peut-être déjà fini.  Les athlètes connaissent leur mix par cœur,  les coaches ont la mèche courte et en plus au Québec, il a fait tellement froid, qu’on était tous heureux de s’en aller à Orlando.

NSX2La fin d’une dynastie

Mais la fin de la saison cette année marquera la disparition du plus vieux club de cheerleading du Québec: North Shore Extreme.

Après 49 ans, après avoir marqué l’histoire plusieurs fois, North Shore Extreme, un organisme sans but lucratif, fermera ses portes.  Si vous croyez qu’en tant que propriétaire de club on se réjouit de voir l’un des nôtres fermer, détrompez-vous!  Il n’y a rien de réjouissant.

North shore a marqué la vie de milliers de personnes et beaucoup sont encore à ce jour impliquées en cheerleading.  Comme notre merveilleuse animatrice Nadia!

Personne n’y gagne

NSX3

C’est loin d’être bon pour notre sport.  Ne croyez pas que 100% des athlètes iront dans un autre club.  Une partie continuera en cheerleading, mais certains décideront d’essayer quelque chose de nouveau.  Nous allons donc perdre des athlètes (et probablement des bons athlètes) en cheerleading.  Certains ne veulent rien savoir d’aller cheerer dans un autre club.  Ça ne les intéresse tout simplement pas.

 

Si ce n’est pas bon pour le sport, ce n’est pas bon pour aucun club de notre industrie.  Le but c’est d’augmenter le nombre d’athlètes en cheerleading et non de le diminuer et pourtant lorsqu’on voit la fermeture d’un club, on perd drastiquement plusieurs athlètes.

En tant que gym owner, et aussi ancienne athlète de North Shore (J’ai été athlète chez North Shore l’été de 2001) lorsqu’on voit un club comme North Shore fermer ses portes, on se pose de sérieuses questions:
1) Si ça leur arrive, ça peut arriver à n’importe qui?
2) Il n’y a donc rien pour nous protéger?
3) Est-ce que c’est moi la prochaine?

La fermeture de North Shore est la résultante des discussions que nous avons depuis une dizaine d’années, alors que nous avons abandonné les régions imposées, (avec un seul club par secteur) pour laisser place aux clubs privés et aux compagnies.  Nous sommes devenus un marché comme n’importe lequel où tout peut arriver même après 49 ans d’existence.

Au revoir

Bonne chance à NSX pour les semaines à venir.  Gageons qu’elles seront pleines d’émotion.  Et voici un petit message tiré de leur page facebook:

« NSX will be opening its doors to the public to come in and say farewell to teammates, coaches & friends. At this casual hangout, you may enter and depart anytime between 4:30-5:30 PM. We will be giving away all remaining trophies and items in stock, and sharing memories of our time at North Shore! Light refreshments & snacks will be available. »

*Cet article a été approuvé par Nadia Belzy et les responsables de North Shore Extreme

NSX

 

Vous êtes nombreux à me parler de la vidéo virale sur le web qui roule présentement à SplitDramapropos de la fille qui est « forcée » de faire la split… et qui a été également partagée par TVA nouvelles (ma station drama préférée).

Peut-être que la plupart d’entre vous vous attendez à ce que j’écrive comme quoi ça a juste pas de bon sens… que c’est dont horrible… hey bien non…

Je tiens à mentionner qu’il nous manque UNE TONNE d’informations autour de cette vidéo et que je ne porte aucun jugement contre l’entraîneur et les athlètes.  Je crois sincèrement que cette vidéo est prise hors contexte.

À première vue

Lorsque j’ai vu la vidéo pour la première fois, j’ai fait comme tout le monde: « Oh mon dieu, ça n’a pas de bon sens! » J’ai pensé que le coach était complètement débile.  Je me suis dis: « encore de la mauvaise pub pour le cheer ».

Puis j’ai regardé la vidéo à plusieurs reprises…

From the coach perspective

OverSplitEnsuite j’ai regardé de plus près en me demandant ce qu’il y avait de si dramatique.  Elle tient les mains de deux autres filles.  La plupart d’entre vous penseriez que les 2 autres filles sont là pour la « maîtriser », mais en fait elles lui permettent de garder son ballant.  On voit même qu’elles tiennent SOUS son bras et non SUR son bras.  Ce qui permet d’enlever du poids et non d’en mettre.  Elles peuvent créer de la résistance, ce qui fait qu’elle ne va pas en pleine extension.

Son coach est derrière elle.  Selon mon regard, il n’a pas l’air de pousser de façon dramatique sur elle.  Il la tient de façon à ce que sa position soit bien faite.  Il la tient par les épaules.

Le fait que l’athlète se débatte, lui cause plus de tord à elle-même que son coach peut lui en faire.  Il y a RIEN DE DRAMATIQUE à se placer en split.  Tous mes athlètes des 17 dernières années font leurs 3 splits (droite, gauche, faciale) à chacune de leur pratique.  It’s part of the game.

Clairement que si j’avais une athlète qui refusait de faire ses splits, elle sortirait de l’entraînement pour ne pas y revenir.  C’est quoi ça, ne pas vouloir faire une split?  C’est pour ça que je dis, que je crois qu’il y a un contexte derrière la vidéo.  Pourquoi l’athlète se débattait-elle ainsi? Était-elle blessée? Y’avait-il une raison fondée? Elle ne voulait juste pas?

ScaleOver.jpgIl y a des meilleures manières

On s’entend: je ne crois pas que ce soit la façon optimale de faire faire la split à une athlète et je ne recommanderais pas cette méthode de force pour placer une athlète.  La force utilisée pour mettre l’athlète en split est discutable.  Et je questionne également la fin du vidéo ou l’entraîneur retire l’athlète de sa position de façon plutôt abrupte.  Mais, je crois que l’athlète elle-même rend la situation un peu plus dramatique que ce qu’elle est réellement.

Je n’arrive tout simplement pas à comprendre, le « big deal » de se mettre en split!  Pourquoi l’entraîneur la force-t-il autant?  Pourquoi est-ce qu’elle est hystérique?  J’arrive pas à comprendre, ça ne fait juste pas de sens.

  • Est-ce que je crois que ça valait une sortie médiatique comme maintenant et faire le tour du monde? Non!
  • Est-ce que je crois que c’était la bonne méthode pour cette athlète? Non!
  • Est-ce que je crois que ça vaut une investigation de police? Hell Non!
  • Est-ce que je crois qu’on sait pas tout sur ce vidéo? Absolument.

Premièrement si tu ne veux pas faire la split, fait pas de cheerleading!  On va se le dire.  La flex fait partie intégrante de l’entraînement.

La flexibilité

Premièrement, on peut se le dire, la flexibilité ça fait « mal » tout le temps.  C’est le but de la chose.  Le moyen de devenir flexible c’est de sortir de sa zone de confort, jour après jour, pratique après pratique.  Alors quand on devient confortable à un niveau, le but c’est d’être encore plus flexible, donc de pousser un peu plus.  Donc de toujours avoir mal à un certain niveau.SplitTraining

Les coaches expérimentés savent quand arrêter de pousser.  On le sent.  On sent quand le muscle peut être poussé encore un peu plus et on sent quand on doit arrêter.  Comment?  Je ne pourrais pas vous l’expliquer en détail, l’expérience j’imagine.

Bref, ça m’est arrivé que des athlètes pleurent, pas à crier comme la fille sur la vidéo.  La flexibilité est nécessaire, il y a moyen de progresser sans cette façon dramatique.  Mais une chose indéniable: la flex ça ne vient pas tout seul.

Faites-le en équipe, faites-le à la maison, avec ou sans entraîneur, mais n’oubliez pas de vous étirer.  C’est important pour tous.  Les voltiges c’est évident, mais pour tous également.  Vous avez besoin d’un minimum de flexibilité pour vos sauts, votre danse, pour vous éviter des blessures.

Alors allez hop, à vos étirements.  Bonne saison!

Pour faire suite à mon article: 4 reality check sur ton classement de cheer où je parle d’être absorbé dans une équipe sans avoir le tumbling.  Voici les vraies répercussions à long terme.

Note: les exemples de cet article ont été simplifiés pour la compréhension des athlètes et des parents.  Si tu es coach ou chorégraphe, viens pas m’expliquer les « exceptions » et les « nuances » des feuilles de pointages, je les connais par coeur. 🙂

C’est quoi être absorbé?

Être absorbé ça veut dire être dans une équipe sans avoir les habiletés nécessaires pour être dans cette équipe.  En grande majorité, ce sont les habiletés gymniques qui tirent de la patte.  Mais ça pourrait également être les habiletés de stunt, c’est moins fréquent, mais ça arrive.

Les feuilles de juges sont faites ainsi: pour pouvoir obtenir le plus haut pointage en gymnastique, on doit avoir 75% de notre équipe qui fait l’élément gymnique DE NIVEAU en même temps.  Ce qui laisse de la place pour 25%  de l’équipe qui n’a pas l’élément de niveau.

Ne rêvez pas en couleurs.  Les équipes qui se classent au top ont habituellement plus que 75% de ratio de gym dans leur équipe (ou un/e très bon chorégraphe).

Tu pousses ta déception à plus tard…

Lorsqu’on est classé dans une équipe sans avoir la gym de niveau, notre égo se porte bien!  Ça veut dire que vous êtes le ou la meilleure stunteuse, dans la position disponible.  Bravo!

Ça veut aussi dire, que cette année, tu vas probablement passer ton année à stunter et À NE PAS TUMBLER dans la routine.  Donc au lieu de travailler sur ton élément le plus faible afin de l’améliorer, tu vas encore moins le travailler.  Tu vas devenir encore meilleur dans ta force: les stunts, mais pas meilleur en gym.  Car pendant que les autres font leur tumbling, toi tu vas faire l’extra-pyramide, ou le basket en arrière.

Si tu veux mon avis (si tu le veux pas je vais te le donner quand même), tu es beaucoup mieux d’être dans ton vrai niveau de tumbling afin de te pousser et de te perfectionner afin d’être encore plus en mesure de te développer.  C’est en pratiquant qu’on devient bon.  Et c’est avec des répétitions, des répétitions et encore des répétitions qu’on devient bon.

Tu vas peut être te pousser vraiment beaucoup dans les cours de tumbling, mais encore là, ce n’est pas comme faire du tumbling dans une routine.  Ça ne développe pas le cardio de la même manière.

Être dans le bon niveau: Stunt + Gym

Viendra peut-être le jour, où tu ne pourras plus être absorbé dans une équipe pour telle ou telle raison.  Et peut-être qu’en stunt tu seras de niveau, mais si la gym ne suit pas, ça pourrait t’arriver.  Avec toutes les conséquences poches qui viennent avec: tes amies montent de niveau mais pas toi, tu es placé dans un niveau inférieur (de ton niveau de gym), l’année suivante tu deviens réserviste, etc.

Afin d’éviter cette situation décevante, vas à tes cours de tumbling et soit franc avec toi-même.  Certains pourront être absorbés toute leur vie et d’autres non.  Je le vis à chaque année.  Mais ce qui est mieux c’est d’être DANS LE BON NIVEAU de stunt ET de gym.

En début de saison

Malgré le fait que tous les entraîneurs travaillent pour que les athlètes progressent durant l’année, tu es RÉELLEMENT de niveau si tu maîtrises les éléments avant le début de la saison.  Et c’est ton niveau de début de saison qui va dicter ton équipe pour l’année à venir.

À vos cours de tumbling, on se voit sur le mat!

 

 

RealityCheck

La saison de compétition commence et j’entends plusieurs athlètes (et parents) déçus de leur classement.  Chaque fois je me demande, mais pourquoi est-ce que ce classement est une si grande surprise ou une si grande déception pour eux?  C’est pourtant si prévisible ou presque…

Voici donc quelques indices qui vont vous permettre d’avoir des attentes plus réalistes et de garder les pieds sur terre, même si vous êtes voltige!.

Réalité #1: Le cheer c’est pas comme l’école

Très rare sont les personnes qui augmentent de niveau à chaque année.  Don’t get me wrong… it happens, mais selon mon expérience c’est TRÈS loin d’être la majorité des athlètes et de plus, si ça arrive, habituellement ce sont des athlètes qui arrivent avec un background d’un autre sport, habituellement compétitif.LevelUp

Rester dans le même niveau CE N’EST PAS REDOUBLER!  Pouvez-vous svp vous enlever ça de la tête.  En général, la première année dans un niveau c’est l’année où tu apprends les techniques, la deuxième année tu les perfectionnes et la troisième année tu es probablement maître dans ton niveau.

Mais ça ne fonctionne pas comme : 1ère année de cheer = niveau 1, deuxième année de cheer = niveau 2.  Pas du tout!

Alors est-ce vraiment une grande surprise que tu n’aies pas passé au niveau supérieur?

ATTENTION: ceci est une généralisation!  Certains athlètes resteront dans le niveau 1, 2 et 4.2 toute leur vie et d’autres feront une progression jusqu’au niveau mondial en quelques années.  Mais je parle de la majorité.

Réalité #2: Si tu n’as pas le tumbling, tu n’es pas de niveau

Oui c’est vrai que dans chaque équipe, il y a quelques filles qui n’ont pas le tumbling requis… CE N’EST PAS LA MAJORITÉ… en fait ce n’est pas LA PLUPART (75%).  Surtout dans les niveaux les plus bas.  Si tu n’as pas ton tumbling de niveau, tu es donc l’exception.  Et c’est là que vous vous faites de trop gros espoir.  J’ai rarement vu un entraîneur/gym owner dire: « ha! elle a rondade/flic/back, mais on va la mettre dans le niveau 2 ».  Et je parle pas de cross-over ici.

75Alors si tu n’as pas la gym de niveau et que tu n’es pas classé dans le niveau que tu veux, est-ce vraiment une si grande surprise? Sérieusement?  Tu peux être la meilleure « stunteuse » du monde, les personnes avec la gym de niveau passeront toujours en avant.  Tu peux crier à l’injustice, pleurer les larmes de ton corps, faire sauter la planète, crier que tu as plus d’ancienneté… ça changera rien.  C’est la réalité de notre sport.

Et par gym de niveau je veux dire:

  • Niveau 1: Renversement arrière, avant, roue, rondade
  • Niveau 2: Rondade-flic, flic à l’arrêt (Non! Plongeon ça compte pas)
  • Niveau 3: Rondade-flic-back, flic-flic à l’arrêt (Punch Front et Roue sans main un atout)
  • Niveau 4: Rondade-Flic-Layout, Flic-Flic-Back, Back à l’arrêt
  • Niveau 5: Rondade-flic-vrille, toe-touch-back

Et ceci n’est pas une liste parmi laquelle tu choisis, c’est une liste des mouvements minimums à avoir.

Oui vous pouvez être l’exception (moins de 25%), mais qu’allez-vous en retirer vraiment?  Lisez mon article: Être absorbé c’est juste bon pour l’égo.  Alors soit réaliste envers toi-même, quels sont les mouvements que tu MAÎTRISES (Non! te faire spotter ça ne veut pas dire maîtriser, Non! sur le tumble track ou sur le trampoline ça ne veut pas dire maîtrisé.)

Réalité #3: L’été tu progresses ou tu régresses

Si tu penses que le cheer c’est juste un sport de septembre à mai et que l’été tu prends un Sunbreak… News flash… ta progression sera beaucoup plus lente ou neutre.  Ou encore, si tu as une poussée de croissance (entre 9 et 15 ans habituellement), il se peut très bien que quand tu retournes au gym et que tu ne sois plus capable de faire ce que tu faisais avant, et/ou que ta flexibilité ait magiquement disparue…

Je ne parle pas ici d’une petite pause santé pour récupérer et soigner les blessures de la saison passée.  Je parle de 4 semaines ou plus sans entraînement.

Alors quand tu arrives aux évaluations, que ça fait des semaines que tu ne t’es pas entraîné, que les mouvements que tu espérais faire ne sont pas au rendez-vous, est-ce vraiment une grande surprise?

Réalité #4: Les efforts payent, mais pas tout le temps au moment qu’on veut

Des fois, on travaille fort, on fait tout ce qu’on peut.  On va au gym, on s’entraîne, on est assidu, on prend des privés, on va dans les opens gym, on écoute les coaches, on focusse sur notre objectif… et des fois… ça n’arrive juste pas à temps.  On a l’espoir de faire le niveau supérieur, mais le corps a juste pas l’air de vouloir… Ça arrive…effortsuccess

Et il ne faut pas se décourager, car une chose est sûre.  Ça va marcher UN JOUR.  Peut-être que la date butoir qu’on avait prévue (habituellement la date des évaluations) on n’y arrive pas, mais il ne faut pas se décourager.  Il faut continuer.  Life is not a destination, it’s a journey.  Version cheer: Level is not a destination, it’s a journey 🙂

Travaillez-fort, bonne saison à tous!

 

Lettre de réponse à TVA NOUVELLES

Publié: janvier 29, 2017 dans Cheerleading

no-waySÉRIEUSEMENT!  Vous n’avez trouvé aucun autre angle pour votre article d’aujourd’hui!?  Vous avez passé la journée à la compétition régionale de cheerleading de Québec organisée par la FCQ (Fédération de Cheerleading du Québec) et la SEULE CHOSE que vous trouvez à mettre comme article c’est: « DES BLESSURES GRAVES! »  Non mais, êtes-vous sérieux!?  Ça va aller le sensationnalisme!  Franchement.  Je ne ferai pas de lien vers votre reportage, puisque je ne ferai clairement pas la promotion de celui-ci.  (Mais pour les curieux, vous saurez comment le trouver).

Histoire de Jarrel

Je n’enlève rien à l’histoire de Jarrel.  JJ est une source infinie de positivisme et de courage et un exemple triste d’un accident de notre sport.  Son histoire mérite d’être racontée sans aucun doute.  Mais traité de la sorte!  No way!

Des angles, en voulez-vous?

Si vous étiez en manque d’angles ou d’idées de sujet, je vais vous en donner quelques-uns.  Question que la prochaine fois, vous soyez créatifs.

  • Ce que le cheer apporte à la vie des athlètes
  • Les équipes du Québec se démarquent à l’international
  • Le cheerleading, un vrai sport complet
  • Le cheerleading, loin des stéréotypes
  • L’impact des entraîneurs sur la vie des athlètes

Combien vous en voulez Monsieur le journaliste?  Parce que si vous voulez, je vais vous en fournir des dizaines!

Les conséquences de votre reportage kimari

Avec votre reportage, vous faites du mal à notre sport.  À notre industrie.  À l’image de tous nos athlètes.  Le cheer CE N’EST PAS QUE DANGEUREUX!  Le cheer, ça amène beaucoup plus de positif dans une vie.  Ça ne vous tentait pas de parler de tout ce que le cheer apporte aux jeunes: que ça empêche le décrochage scolaire, de la discipline personnelle, de l’esprit d’équipe, etc.  Ben non!  Beaucoup moins sensationnel…!

Soignez des blessures aux 10 minutes… De où viennent vos sources???  Faire du « taping » ce n’est pas traiter une blessure.  COME ON!  Une compétition de cheer, ce n’est pas pire qu’une compétition de gymnastique ou autre.  Sauf que nous, dans nos compétitions nous accueillons des centaines, voir des milliers de cheerleaders par jour.  C’est sûr que le nombre est plus élevé!

J’aimerais cité ici mon collègue et ami Dany, entraîneur et propriétaire d’un club au Saguenay: « Arrêtez de mettre l’accent sur quelques blessures ici et là et présentez dont notre merveilleux sport d’un angle professionnel pour tout ce qu’il apporte au niveau du développement personnel chez les jeunes: une rigueur, une discipline, des belles réussites comme des échecs qui forgent le caractère.  Voyez notre sport pour ce qu’il demande comme investissement et sacrifices et j’ajouterais les amitiés profondes que les jeunes y développent. »

Avec votre reportage, vous détruisez en quelques secondes, tout ce sur quoi, moi et plusieurs propriétaires de gym de cheerleading ainsi que d’entraîneurs scolaires, nous travaillons.  Pourquoi vous en prenez-vous ainsi à notre sport?  Votre reportage n’aide en rien à notre sport, et crée un sentiment de peur qui n’a pas lieu d’être.

Savez-vous au moins qu’il y a plusieurs niveau.  On commence pas avec les grosses « acrobaties ».  Les athlètes débutent au niveau 1, où les risques de blessures sont beaucoup moins risqué, puis on progresse vers les niveaux supérieurs.

C’est du sport

Le cheerleading est un sport comme les autres.  Des risques de blessures, il y en a.  On ne s’en cache pas.  Tout dépend de l’entraîneur, du club, de l’école, etc.  Il en va du parent et de l’athlète de bien choisir son endroit d’entraînement et de suivre une bonne progression et un bon développement.  Nous avons un sport formidable!  Vous pourriez peut-être montré cet aspect aussi.

Vous devriez prendre le conseil de mon père: « Si t’as rien de bon à dire… dit RIEN! »

Bonne soirée et bonne saison de compétition!